Alejandro Inarritu : dernières sorties Prime Video

Créez gratuitement votre compte Evernext pour être averti de toutes les actualités de Alejandro Inarritu.

Créer mon compte

Antérieurement en 2025
 

1917

Télévision : 29 juin 2025 à 23:05-01:00 sur France 2

film de guerre

En 1917, dans les tranchées, Blake et Schofield, deux soldats britanniques, pensent être en sécurité après une apparente retraite allemande. Mais un géneral leur annonce qu'une photographie aérienne montre que les Allemands ont trouvé refuge ailleurs et se préparent à tendre un piège. Si elle n'est pas prévenue à temps de la manoeuvre, une division britannique sera décimée. Le téléphone étant coupé, le seul moyen de la prévenir est de lui faire passer le message en mains propres. Blake et Schofield sont chargés de cette périlleuse mission et doivent traverser les lignes ennemies... - Critique : C’est une boucle. Un film symétrique, qui s’ouvre et se referme sur un jeune soldat assis au pied d’un arbre. Entre le début et la fin de 1917, il s’écoule une heure cinquante-cinq. La durée ici n’a rien d’un détail, puisque le long métrage de l’inclassable réalisateur britannique Sam Mendes (American Beauty, Les Noces rebelles, Skyfall) se déroule en temps réel, tic-tac, tic-tac, et en un seul vrai-faux plan-séquence. Du premier arbre au second, sans coupures ni raccords apparents — à l’exception d’une intelligente « tricherie » permettant de passer du jour à la nuit —, la caméra reste rivée au première classe Schofield et à son camarade Blake, propulsant le spectateur dans une odyssée haletante. Bienvenue en enfer, dans la Somme, un jour de printemps… À l’instar du scénario, la mission des deux désignés volontaires brille par sa simplicité : porter un message urgent à une poignée de kilomètres de leur unité, vers Écoust-Saint-Mein, où un bataillon anglais, dupé par un repli feint de l’ennemi, se jettera dès l’aube dans la gueule du loup. Dans Il faut sauver le soldat Ryan (1998), auquel on pense immanquablement, Steven Spielberg lançait ses troupes à la rescousse du dernier rescapé d’une fratrie décimée lors du débarquement, en juin 1944. Dans 1917, il s’agit d’empêcher le massacre de mille six cents frères d’armes — parmi lesquels le frangin, le vrai, du jovial troufion Blake. Tic-tac, tic-tac. Pour guider les Tommies sur le terrain, pas l’ombre d’un Tom Hanks comme chez Spielberg. Les seuls acteurs « gradés » (Colin Firth, Mark Strong, Benedict Cumberbatch…) se voient cantonnés à des rôles secondaires de donneurs d’ordres, plus ou moins indifférents au sort de nos modestes héros. Soit deux jeunes gars ordinaires mais tenaces, incarnés par des (bonnes) têtes quasi inconnues : George MacKay (Schofield), taiseux romantique aux yeux clairs repéré dans Captain Fantastic ou Le Secret des Marrowbone, et Dean-Charles Chapman (Blake), bouille d’ado attardé aperçue dans Game of Thrones. Voyage au bout de la guerre Leur sentier de la gloire tient dans un mouchoir de poche mais s’aventure sur des terrains accidentés : des tranchées, le no man’s land, une ferme abandonnée, une ville dévastée, une chute d’eau… 1917 progresse au gré des décors et des rencontres. Au gré des genres aussi. Le film de guerre bascule ainsi franchement dans l’horreur lorsque, ratatiné au fond d’un cratère, Schofield plonge accidentellement une main déjà déchirée par les barbelés dans l’abdomen béant d’un cadavre en putréfaction. Le conflit incrusté dans les entrailles de la terre, sidération assurée. Partout, les copains ont la mort aux trousses. Quand un avion allemand pique sur eux comme sur Cary Grant chez Hitchcock. Quand un tunnel miné manque de les ensevelir. Quand des bombes et des fusées éclairantes déchirent la nuit d’Écoust en ruines, donnant à une course-poursuite la beauté hallucinée d’un cauchemar apocalyptique. Les flammes de l’église dansent sur la musique de Thomas Newman, l’onirisme a soudain raison du réel. Le danger pour Sam Mendes était de se limiter à un tour de force technique, ultra sophistiqué mais dénué d’émotion pour le grand public visé. Pourquoi s’astreindre au plan-séquence, au risque de verser dans le gadget, de tomber dans l’esbroufe façon Birdman (Alejandro Iñárritu, 2015) ou la théâtralité de La Corde (Hitchcock, 1950)  ? Cette illusion d’une scène unique qui s’étirerait sur près de deux heures crée ici un sentiment d’immersion subjective — au point de rappeler parfois un jeu vidéo — et de fatalité en marche. La caméra du grand chef opérateur Roger Deakins sidère par sa souplesse, passant devant, derrière, sur les flancs des personnages quasiment sans qu’on s’en aperçoive, et nous transporte avec eux dans un voyage au bout de la der des ders. D’un point A à un point B, d’un arbre à l’autre, 1917 n’a pas d’autre ambition que de narrer le périple dément de deux soldats chargés d’une mission vitale et absurde à la fois : empêcher une bataille… jusqu’à la prochaine. Tic-tac, tic-tac, murmure le temps qui les sépare encore de 1918.

Année : 2019

Avec : Adrian Scarborough, Andrew Scott, Benedict Cumberbatch, Colin Firth, Daniel Mays, Dean-Charles Chapman, George MacKay, Justin Edwards, Mark Strong, Richard Madden, Rizwan Nabhaan, Robert Maaser

Antérieurement en 2025
 

1917

Télévision : 22 juin 2025 à 21:10-23:10 sur France 2

film de guerre

En 1917, dans les tranchées, Blake et Schofield, deux soldats britanniques, pensent être en sécurité après une apparente retraite allemande. Mais un géneral leur annonce qu'une photographie aérienne montre que les Allemands ont trouvé refuge ailleurs et se préparent à tendre un piège. Si elle n'est pas prévenue à temps de la manoeuvre, une division britannique sera décimée. Le téléphone étant coupé, le seul moyen de la prévenir est de lui faire passer le message en mains propres. Blake et Schofield sont chargés de cette périlleuse mission et doivent traverser les lignes ennemies... - Critique : C’est une boucle. Un film symétrique, qui s’ouvre et se referme sur un jeune soldat assis au pied d’un arbre. Entre le début et la fin de 1917, il s’écoule une heure cinquante-cinq. La durée ici n’a rien d’un détail, puisque le long métrage de l’inclassable réalisateur britannique Sam Mendes (American Beauty, Les Noces rebelles, Skyfall) se déroule en temps réel, tic-tac, tic-tac, et en un seul vrai-faux plan-séquence. Du premier arbre au second, sans coupures ni raccords apparents — à l’exception d’une intelligente « tricherie » permettant de passer du jour à la nuit —, la caméra reste rivée au première classe Schofield et à son camarade Blake, propulsant le spectateur dans une odyssée haletante. Bienvenue en enfer, dans la Somme, un jour de printemps… À l’instar du scénario, la mission des deux désignés volontaires brille par sa simplicité : porter un message urgent à une poignée de kilomètres de leur unité, vers Écoust-Saint-Mein, où un bataillon anglais, dupé par un repli feint de l’ennemi, se jettera dès l’aube dans la gueule du loup. Dans Il faut sauver le soldat Ryan (1998), auquel on pense immanquablement, Steven Spielberg lançait ses troupes à la rescousse du dernier rescapé d’une fratrie décimée lors du débarquement, en juin 1944. Dans 1917, il s’agit d’empêcher le massacre de mille six cents frères d’armes — parmi lesquels le frangin, le vrai, du jovial troufion Blake. Tic-tac, tic-tac. Pour guider les Tommies sur le terrain, pas l’ombre d’un Tom Hanks comme chez Spielberg. Les seuls acteurs « gradés » (Colin Firth, Mark Strong, Benedict Cumberbatch…) se voient cantonnés à des rôles secondaires de donneurs d’ordres, plus ou moins indifférents au sort de nos modestes héros. Soit deux jeunes gars ordinaires mais tenaces, incarnés par des (bonnes) têtes quasi inconnues : George MacKay (Schofield), taiseux romantique aux yeux clairs repéré dans Captain Fantastic ou Le Secret des Marrowbone, et Dean-Charles Chapman (Blake), bouille d’ado attardé aperçue dans Game of Thrones. Voyage au bout de la guerre Leur sentier de la gloire tient dans un mouchoir de poche mais s’aventure sur des terrains accidentés : des tranchées, le no man’s land, une ferme abandonnée, une ville dévastée, une chute d’eau… 1917 progresse au gré des décors et des rencontres. Au gré des genres aussi. Le film de guerre bascule ainsi franchement dans l’horreur lorsque, ratatiné au fond d’un cratère, Schofield plonge accidentellement une main déjà déchirée par les barbelés dans l’abdomen béant d’un cadavre en putréfaction. Le conflit incrusté dans les entrailles de la terre, sidération assurée. Partout, les copains ont la mort aux trousses. Quand un avion allemand pique sur eux comme sur Cary Grant chez Hitchcock. Quand un tunnel miné manque de les ensevelir. Quand des bombes et des fusées éclairantes déchirent la nuit d’Écoust en ruines, donnant à une course-poursuite la beauté hallucinée d’un cauchemar apocalyptique. Les flammes de l’église dansent sur la musique de Thomas Newman, l’onirisme a soudain raison du réel. Le danger pour Sam Mendes était de se limiter à un tour de force technique, ultra sophistiqué mais dénué d’émotion pour le grand public visé. Pourquoi s’astreindre au plan-séquence, au risque de verser dans le gadget, de tomber dans l’esbroufe façon Birdman (Alejandro Iñárritu, 2015) ou la théâtralité de La Corde (Hitchcock, 1950) ? Cette illusion d’une scène unique qui s’étirerait sur près de deux heures crée ici un sentiment d’immersion subjective — au point de rappeler parfois un jeu vidéo — et de fatalité en marche. La caméra du grand chef opérateur Roger Deakins sidère par sa souplesse, passant devant, derrière, sur les flancs des personnages quasiment sans qu’on s’en aperçoive, et nous transporte avec eux dans un voyage au bout de la der des ders. D’un point A à un point B, d’un arbre à l’autre, 1917 n’a pas d’autre ambition que de narrer le périple dément de deux soldats chargés d’une mission vitale et absurde à la fois : empêcher une bataille… jusqu’à la prochaine. Tic-tac, tic-tac, murmure le temps qui les sépare encore de 1918.

Année : 2019

Avec : Adrian Scarborough, Andrew Scott, Benedict Cumberbatch, Colin Firth, Daniel Mays, Dean-Charles Chapman, George MacKay, Justin Edwards, Mark Strong, Richard Madden, Rizwan Nabhaan, Robert Maaser

Antérieurement en 2022
 

Les veuves

Télévision : 26 juin 2022 à 21:05-23:20 sur France 2

film : thriller

A Chicago, Harry Rawlings meurt avec sa bande lors d'un braquage qui tourne mal. Sa femme Veronica, terrassée par le chagrin, est approchée par Jatemme, qui n'a pas eu l'argent que devait lui apporter Harry. Menacée, Veronica, une femme forte et décidée, ne veut pas se laisser faire. Avec Linda, Alice et Amanda, les veuves des malfrats, elle décide de suivre les plans du second coup que préparait son mari. Toutes doivent garder leur plan secret, car autour d'elles gravitent des hommes sans pitié, qui ne leur pardonneront pas ce crime de lèse-majesté. Le moment de l'opération arrive, tout semble au point, mais un petit grain de sable vient enrayer cette belle mécanique... - Critique : Pour Il y a près de trois ans, le monde du cinéma américain se mobilisait pour une meil­leure représentation des Noirs dans les films (et aux Oscars). Il y a un an, le mouvement de libération de la parole des femmes entraînait, entre autres, une réflexion sur les clichés sexistes à l’écran. Aujourd’hui Les Veuves, sous la bannière d’un grand studio hollywoodien (la Fox), témoigne des effets de cette double révolution, en évitant le volontarisme : à travers un film de genre (un thriller) accompli et percutant, dont la dimension politique fait constamment corps avec la fiction. Les héroïnes y organisent un braquage, mais pas comme celles, cool et publicitaires, d’Ocean’s 8 — sorti au printemps dernier. Elles émergent douloureusement d’une sinistre tra­gédie. L’explosion du fourgon dans ­lequel leurs maris prenaient la fuite après un casse les place au pied du mur. Fini l’aveuglement quant à l’ac­tivité de ces hommes. Fini aussi le confort qui en découlait. En plus du deuil, les voilà héritières des dettes de leurs époux, et devenues, à ce titre, les proies d’autres gangs, certains en cheville avec le pouvoir municipal. Leur mutation en cambrioleuses et femmes d’action n’est pas décrétée : on en suit toutes les complications. La couleur de peau des personnages échappe aussi aux bonnes intentions d’une stratégie antiraciste trop simple : elle évoque plutôt cette société postraciale promue par Obama. Au premier plan, la veuve la plus riche, et donc la plus menacée (Viola Davis, en route pour les Oscars), est noire, pas spécialement belle ni jeune, et elle pleure un Blanc (Liam Neeson). Parmi les personnages secondaires, l’homme politique noir est plus corrompu et dangereux que son rival blanc… La redistribution des cartes affecte subtilement toute la galerie de personnages du polar urbain. Ce scénario, inspiré par une série anglaise des années 80, s’ancre dans le Chicago contrasté, multiethnique et violent d’aujourd’hui. Le réalisateur, Steve McQueen, qui fut plasticien avant le succès de ses films Hunger, Shame et 12 Years a slave, sait insuffler à chaque scène de genre vérité et inten­sité. Son sens du tragique évoque un Alejandro Iñárritu sans la grandiloquence et avec davantage de réalisme. Témoin l’affrontement entre l’édile en puissance (Colin Farrell) et son père monstrueux (Robert Duvall), qui a lui tout légué pour mieux le garder sous sa coupe : à travers le nœud œdipien se lisent deux tendances irréconciliables de la droite américaine. Les nombreux personnages, d’horizons disparates, incarnent un individualisme exacerbé, qui tourne à l’instinct de survie au fur et à mesure que s’éloignent les illusions d’appartenance à une communauté, une famille ou un couple. Les héroïnes font ainsi connaissance contraintes et forcées, et collaborent sans estime mutuelle. Si bien qu’une infime lueur d’humanité, qui montre toute la finesse de touche du cinéaste, produit l’effet d’une ­déflagration tardive quand ces veu­ves endur­cies échangent soudain, in extremis, les mots simples de fraternité et d’empathie qu’elles ne s’étaient jamais donné le droit ni le temps de se dire. — Louis Guichard   Contre Steve McQueen voulait réaliser un peu plus qu’un simple film de braquage. Louable ambition… Encore aurait-il fallu commencer par réussir ce simple film de braquage avant de viser plus haut. Car, sitôt passé le prologue, nerveux à souhait, Les Veuves se révèle être un polar poussif, truffé d’invraisemblances ­risi­bles. La mise en scène ostentatoire, qui pouvait faire illusion dans une œuvre plus « auteur » comme 12 Years a slave, semble totalement incongrue ici : ce travelling circulaire qui se ­répète à l’infini façon Lelouch en plein moment de suspense, ou cet interminable plan-séquence à bord d’une ­voiture n’ont aucune utilité, sinon prouver la virtuosité technique d’un cinéaste imbu de ses effets. Mais il y a plus fâcheux encore : les personnages les plus complexes — donc, les plus intéressants — de ce thriller revendiqué féministe sont des hommes ! Colin Farrell apporte une dimension shakespearienne à son rôle d’héritier méprisé, et Daniel Kaluuya vole la vedette à tous ses partenaires en homme de main à la violence sans limite. Face à leurs performances, Viola Davis, pour une fois monocorde dans son interprétation, et ses con­sœurs semblent bien fades… — Samuel Douhaire

Année : 2018

Avec : Alejandro Verdin, Bailey Rhyse, Coburn Goss, Colin Farrell, Cynthia Erivo, Elizabeth Debicki, Jon Bernthal, Liam Neeson, Manuel Garcia-Rulfo, Michelle Rodriguez, Robert Duvall, Viola Davis

Antérieurement en 2021
 

The Revenant

Prime Video : 4 décembre 2021

Leonardo DiCaprio stars in this visceral, epic adventure inspired by true events from writer-director Alejandro G. Iñárritu. While on a hunting expedition in the uncharted American wilderness, Hugh Glass (DiCaprio) is attacked by a bear and left for dead. Despite unimaginable grief and betrayal by his confidant (Tom Hardy), Glass must navigate a vicious winter in a relentless pursuit to live.

De : Alejandro González Iñárritu, Alejandro Inarritu, Arnon Milchan, Steve Golin, Alejandro G Inarritu, Mary Parent, Keith Redmon, James W Skotchdopole

Avec : Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson, Will Poulter, Forrest Goodluck, Duane Howard, Arthur RedCloud, Leonardo DiCaprio,Tom Hardy,Will Poulter