Télévision : 13 mars à 23:45-00:40 sur TF1

série de suspense

Job. Saison:1 - Episode:7 - Le procès de Jacob débute, avec l'intervention du juge ordonnant que toute mention du père d'Andy soit interdite. Après le premier jour du procès, Andy aperçoit l'homme à la voiture bleue. Il apprend par l'inspecteur Duffy qu'il s'agit d'un ancien "gros bras" de la mafia se faisant appeler père O'Leary. Logiudice met l'accent sur Andy, en sortant un couteau qui pourrait être similaire au couteau manquant de Jacob. Il appelle l'inspecteur Duffy à la barre et lui fait admettre que le père d'Andy est en prison... - Critique : On croyait rassasié l’appétit des diffuseurs pour les polars nordiques, ces thrillers nocturnes et déprimants. Les Scandinaves sont eux-mêmes passés avec succès à d’autres types de récits. Mais certains, loin d’Oslo, Stockholm ou Copenhague, s’accrochent encore. Defending Jacob, disponible vendredi 24 avril sur Apple TV+, a dix ans de retard. Cette minisérie américaine réalisée par un Norvégien, Morten Tyldum (Imitation Game), et adaptée d’un roman de William Landay (éd. Michel Lafon), s’ouvre sur le meurtre d’un adolescent dans une banlieue boisée de Boston. Andy Barber (Chris Evans), procureur zélé, mène l’enquête avec d’autant plus d’énergie que la victime est un camarade de classe de son fils, Jacob (Jaeden Martell, vu dans It). Quand c’est justement ce dernier qui devient le principal suspect, sa famille s’effondre peu à peu… Mark Bomback, scénariste de cinéma expérimenté (Logan, La Planète des singes : Suprématie), ne maîtrise pas encore la grammaire sérielle. Defending Jacob est bien trop longue pour ce qu’elle a à dire, et aurait sans doute fait un meilleur film. Huit heures pour exposer les tourments des Barber et dénouer une intrigue assez banale, ce n’est pas indispensable. Rebondissements faiblards et personnages ternes En se concentrant sur l’essentiel, cette histoire aurait pu valoir le détour. Elle questionne le regard des parents sur leur enfant – un ado, c’est déroutant, surtout quand il est suspecté de meurtre – et s’aventure sur un terrain glissant, celui de l’hérédité de la violence – le grand-père de Jacob (J.K. Simmons) est un assassin. Malheureusement, cette réflexion contestable, donc intéressante, est complètement diluée dans un récit étiré, aux rebondissements faiblards, et tenu par des personnages ternes, incarnés par des acteurs éteints. Chris Evans regarde dans le vide et serre les mâchoires, Michelle Dockery, dans le rôle de sa femme Laurie, pleure en permanence – vive les stéréotypes ! Leur talent, celui de Martell, Simmons et de Cherry Jones (qui interprête l’avocate de Jacob), est sous-exploité de bout en bout. Photo grise, décors gris, ciel gris, tout est gris dans ce suspense qui recouvre chaque séquence d’un lourd tapis musical pour essayer de nous émouvoir, en vain. Peut-être un public novice, qui n’a jamais vu The Killing ou Broadchurch, se laissera-t-il tenter. Mais on lui conseillera plutôt de rattraper ces classiques… | Minisérie créée par Mark Bomback, d’après le roman de William Landay (États-Unis, 2020) | | Avec Chris Evans (Andy Barber), Michelle Dockery (Laurie Barber), Jaeden Martell (Jacob Barber), Cherry Jones (Joanna Klein).

Année : 2020

Avec : Betty Gabriel, Brina, Byrne Megan, Cherry Jones, Chris Evans, Daniel Henshall, Jaeden Martell, Jaffrey Sakina, Michelle Dockery, Pablo Schreiber, Patrick Fischler, Ted Arcidi