Télévision : 3 août à 21:10-22:50 sur TF1
film : comédie dramatique
Madeleine, 92 ans, appelle un taxi pour la déposer à la maison de retraite où elle va passer le restant de ses jours. Et c'est Charles qui s'occupe de l'y emmener. Mais avant de s'y rendre, la vieille dame lui demande de passer par les divers endroits qui ont marqué sa vie. Chaque lieu fait remonter en elle les émotions d'antan et les histoires qui y correspondent. Alors qu'il était plutôt grognon et désabusé au départ, Charles écoute attentivement les récits et découvre que Madeleine a vécu une vie fort riche en souvenirs et que cette course, au départ anodine, va peut-être bouleverser son existence... - Critique : Douze heures pour rejoindre Courbevoie depuis Bry-sur-Marne, soit à peine trente kilomètres… Ce n’est pas la faute des fameux embouteillages parisiens si Charles, au volant de son taxi, a tant traîné pour emmener sa cliente à bon port : Madeleine, une nonagénaire encore pleine de vie, a voulu revoir une dernière fois les lieux marquants de son existence avant d’emménager à l’Ehpad… Une heure quarante de conversations à bord d’une voiture était probablement un projet de mise en scène trop radical pour le réalisateur de Joyeux Noël. Christian Carion a donc « aéré » son nouveau long métrage avec des flash-back sur le passé traumatique de Madeleine qui se révèlent particulièrement maladroits, malgré le talent d’Alice Isaaz. Le pathos et le didactisme appuyé de ces scènes artificielles contrastent avec la finesse d’écriture des dialogues entre le chauffeur de taxi désabusé et sa passagère malicieuse. La belle complicité qui se développe entre les deux personnages et leurs interprètes fait oublier l’abus de violons : la sobriété va bien à Dany Boon, pour une fois dans un rôle dramatique, et Line Renaud est irrésistible dans l’humour comme dans l’émotion.
Année : 2022
Avec : Alice Isaaz, Christian Carion, Christophe Rossignon, Dany Boon, Elie Kaempfen, Gwendoline Hamon, Hadriel Roure, Julie Delarme, Jérémie Laheurte, Line Renaud, Léonie Carion, Thomas Alden