Regis Wargnier : passages TV et dernières sorties DVD/Blu-ray

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Récemment en avril
 

Indochine

Télévision : 23 avril à 21:05-23:55 sur 6ter

Drame

En Indochine, en 1930, Eliane Devries dirige l'une des plus importantes plantations d'hévéas du pays. Malgré l'empressement attentionné de Guy Asselin, le directeur de la sûreté, elle ne s'est jamais mariée. Camille, sa fille adoptive, est promise à Tanh, un cousin. Alors que les révolutionnaires communistes multiplient les attentats, Eliane succombe au charme de Jean-Baptiste Le Guen, un officier de marine arrivé depuis peu à Saigon. Elle, d'ordinaire si froide, devient la maîtresse passionnée de ce jeune homme sûr de lui, prêt à conquérir le monde. Mais il lui échappe. Bientôt, c'est au tour de Camille de se laisser prendre dans les filets de Jean-Baptiste...

Année : 1992

De : Régis Wargnier

Avec : Catherine Deneuve, Vincent Perez, Linh-Dan Pham, Jean Yanne, Dominique Blanc, Eric Nguyen, Carlo Brandt, Gérard Lartigau, Hubert Saint-Macary, Andrzej Seweryn, Mai Chau, Alain Fromager

Antérieurement en 2018
 

Les visiteurs du soir

Télévision : 30 août 2018 à 01:00-02:00 sur La Chaîne Parlementaire

Magazine politique

Deux personnalités, l'une issue du monde politique, l'autre de l'univers culturel, se rencontrent pour entamer le dialogue. Au cours de cet échange, les invités parlent de leurs valeurs, de leurs inspirations et de la manière dont la création artistique et l'action politique peuvent parfois se retrouver.

Année : 2017

Avec : Régis Wargnier, Christian Jacob

Présenté par : Nathalie Cuman

Antérieurement en 2018
 

Les visiteurs du soir

Télévision : 11 août 2018 à 19:00-20:00 sur La Chaîne Parlementaire

Magazine politique

Deux personnalités, l'une issue du monde politique, l'autre de l'univers culturel, se rencontrent pour entamer le dialogue. Au cours de cet échange, les invités parlent de leurs valeurs, de leurs inspirations et de la manière dont la création artistique et l'action politique peuvent parfois se retrouver.

Année : 2017

Avec : Régis Wargnier, Christian Jacob

Présenté par : Nathalie Cuman

Antérieurement en 2018
 

Les visiteurs du soir

Télévision : 11 août 2018 à 01:00-02:00 sur La Chaîne Parlementaire

Magazine politique

Deux personnalités, l'une issue du monde politique, l'autre de l'univers culturel, se rencontrent pour entamer le dialogue. Au cours de cet échange, les invités parlent de leurs valeurs, de leurs inspirations et de la manière dont la création artistique et l'action politique peuvent parfois se retrouver.

Année : 2017

Avec : Régis Wargnier, Christian Jacob

Présenté par : Nathalie Cuman

Antérieurement en 2018
 

Indochine

Télévision : 2 août 2018 à 13:35-16:05 sur Arte

Drame

En Indochine, en 1930, Eliane Devries dirige l'une des plus importantes plantations d'hévéas du pays. Malgré l'empressement attentionné de Guy Asselin, le directeur de la sûreté, elle ne s'est jamais mariée. Camille, sa fille adoptive, est promise à Tanh, un cousin. Alors que les révolutionnaires communistes multiplient les attentats, Eliane succombe au charme de Jean-Baptiste Le Guen, un officier de marine arrivé depuis peu à Saigon. Elle, d'ordinaire si froide, devient la maîtresse passionnée de ce jeune homme sûr de lui, prêt à conquérir le monde. Mais il lui échappe. Bientôt, c'est au tour de Camille de se laisser prendre dans les filets de Jean-Baptiste...

Année : 1992

De : Régis Wargnier

Avec : Catherine Deneuve, Vincent Perez, Linh-Dan Pham, Jean Yanne, Dominique Blanc, Eric Nguyen, Carlo Brandt, Gérard Lartigau, Hubert Saint Macary, Andrzej Seweryn, Mai Chau, Alain Fromager

Antérieurement en 2018
 

Les visiteurs du soir

Télévision : 25 juillet 2018 à 01:00-02:00 sur La Chaîne Parlementaire

magazine politique

Saison : 1 - Deux personnalités, l'une issue du monde politique, l'autre de l'univers culturel, se rencontrent pour entamer le dialogue. Au cours de cet échange, les invités parlent de leurs valeurs, de leurs inspirations et de la manière dont la création artistique et l'action politique peuvent parfois se retrouver.

Avec : Régis Wargnier, Christian Jacob

Présenté par : Nathalie Cuman

Antérieurement en 2018
 

Indochine

Télévision : 24 juillet 2018 à 13:35-16:30 sur Arte

film : drame

Grande fresque populaire sur les Colonies où la prestation de Deneuve compense le romanesque un peu lisse de Wargnier. Critique : | Genre : fresque romanesque. 1930 : Eliane dirige une plantation d’hévéas en Indochine. Elle a adopté Camille, princesse d’Annam. L’arrivée d’un jeune officier de la marine les bouleverse… Voir dans le film un regard nostalgique sur le monde colonial serait un contresens : le film dit, au contraire, la fracture inéluctable entre la France et l’Indochine, symbolisées par les deux personnages féminins. Jamais il n’absout l’administration des violences dont elle s’est rendue coupable. C’est sans masquer une situation politique douloureuse que le film impose sa force romanesque. La tourmente de l’Histoire vient y briser des destins individuels, comme dans les productions de l’âge d’or hollywoodien, notamment les films de David Lean.

Année : 1992

Avec : Régis Wargnier, Catherine Deneuve, Vincent Perez, Linh-Dan Pham, Jean Yanne, Dominique Blanc, Eric Nguyen, Carlo Brandt, Gérard Lartigau, Patrick Doyle, Erik Orsenna, Louis Gardel, Catherine Cohen, Régis Wargnier, François Catonné

Antérieurement en 2018
 

Indochine

Télévision : 18 juillet 2018 à 20:55-23:25 sur Arte

film : drame

Grande fresque populaire sur les Colonies où la prestation de Deneuve compense le romanesque un peu lisse de Wargnier. Critique : | Genre : fresque romanesque. 1930 : Eliane dirige une plantation d’hévéas en Indochine. Elle a adopté Camille, princesse d’Annam. L’arrivée d’un jeune officier de la marine les bouleverse… Voir dans le film un regard nostalgique sur le monde colonial serait un contresens : le film dit, au contraire, la fracture inéluctable entre la France et l’Indochine, symbolisées par les deux personnages féminins. Jamais il n’absout l’administration des violences dont elle s’est rendue coupable. C’est sans masquer une situation politique douloureuse que le film impose sa force romanesque. La tourmente de l’Histoire vient y briser des destins individuels, comme dans les productions de l’âge d’or hollywoodien, notamment les films de David Lean.

Année : 1992

Avec : Régis Wargnier, Catherine Deneuve, Vincent Perez, Linh-Dan Pham, Jean Yanne, Dominique Blanc, Eric Nguyen, Carlo Brandt, Gérard Lartigau, Patrick Doyle, Erik Orsenna, Louis Gardel, Catherine Cohen, Régis Wargnier, François Catonné

Antérieurement en 2018
 

Les visiteurs du soir

Télévision : 14 juillet 2018 à 09:00-10:00 sur La Chaîne Parlementaire

magazine politique

Saison : 1 - Deux personnalités, l'une issue du monde politique, l'autre de l'univers culturel, se rencontrent pour entamer le dialogue. Au cours de cet échange, les invités parlent de leurs valeurs, de leurs inspirations et de la manière dont la création artistique et l'action politique peuvent parfois se retrouver.

Avec : Régis Wargnier, Christian Jacob

Présenté par : Nathalie Cuman

Antérieurement en 2018
 

Les visiteurs du soir

Télévision : 13 juillet 2018 à 19:30-20:30 sur La Chaîne Parlementaire

magazine politique

Saison : 1 - Deux personnalités, l'une issue du monde politique, l'autre de l'univers culturel, se rencontrent pour entamer le dialogue. Au cours de cet échange, les invités parlent de leurs valeurs, de leurs inspirations et de la manière dont la création artistique et l'action politique peuvent parfois se retrouver.

Avec : Régis Wargnier, Christian Jacob

Présenté par : Nathalie Cuman

Antérieurement en 2018
 

Le temps des aveux

Télévision : 6 juin 2018 à 00:15-01:45 sur France 3

film : drame

1971. Les Khmers rouges progressent au Cambodge. Un ethnologue français est prisonnier d'un responsable de centre de tortures… Film vibrant, troublant, sur l'affrontement de deux hommes. Critique : | Genre : Terreur Aveugle. En 1971, François Bizot a 31 ans. Ethnologue, il étudie depuis des années la culture khmère, il s'est marié avec une Cambodgienne. Un jour qu'il revient d'un temple, il se fait arrêter par des révolutionnaires communistes. Il passe des jours et des jours, enchaîné, dans un camp que dirige un petit chef idéaliste, mais déjà fanatique, surnommé Duch. Celui-là même dont le cinéaste Rithy Panh (coproducteur de ce film) retracera l'ascension et la chute dans S21, la machine de mort khmère rouge (2003). Régis Wargnier, lui, filme les prémices de la terreur. Un duel dans la jungle, silencieux, fascinant, indéchiffrable. A chaque instant, Duch pourrait liquider son petit Français, colonialiste et présumé espion. Il ne le fait pas. C'est ce mystère que cerne le cinéaste. Sa mise en scène rend tout singulier : les lieux, apparemment sereins, où le mal envahit les coeurs purs. Et les liens, visibles et invisibles. Même si les scènes spectaculaires sont réussies, l'essentiel demeure l'affrontement entre Duch (Kompheak Phoeung, impeccable) et Bizot (Raphaël Personnaz, très loin des beaux mecs fades qu'on lui fait généralement jouer). Le rapport presque sadomaso qui unit, malgré eux, ces deux hommes. Et leur dernière rencontre au moment où, des années plus tard, Duch appelle Bizot pour témoigner à son procès : Wargnier filme des mains qui se serrent à contrecoeur, des regards qui se fuient face au mal aveugle et au pardon impossible. — Pierre Murat

Année : 2014

Avec : Régis Wargnier, Raphaël Personnaz, Phoeung Kompheak, Olivier Gourmet, Thanet Thorn, Boren Chhith, Rathana Soth, Steve Driesen

Antérieurement en 2018
 

Le temps des aveux

Télévision : 6 juin 2018 à 00:10-01:45 sur France 3

film : drame

1971. Les Khmers rouges progressent au Cambodge. Un ethnologue français est prisonnier d'un responsable de centre de tortures… Film vibrant, troublant, sur l'affrontement de deux hommes. Critique : | Genre : Terreur Aveugle. En 1971, François Bizot a 31 ans. Ethnologue, il étudie depuis des années la culture khmère, il s'est marié avec une Cambodgienne. Un jour qu'il revient d'un temple, il se fait arrêter par des révolutionnaires communistes. Il passe des jours et des jours, enchaîné, dans un camp que dirige un petit chef idéaliste, mais déjà fanatique, surnommé Duch. Celui-là même dont le cinéaste Rithy Panh (coproducteur de ce film) retracera l'ascension et la chute dans S21, la machine de mort khmère rouge (2003). Régis Wargnier, lui, filme les prémices de la terreur. Un duel dans la jungle, silencieux, fascinant, indéchiffrable. A chaque instant, Duch pourrait liquider son petit Français, colonialiste et présumé espion. Il ne le fait pas. C'est ce mystère que cerne le cinéaste. Sa mise en scène rend tout singulier : les lieux, apparemment sereins, où le mal envahit les coeurs purs. Et les liens, visibles et invisibles. Même si les scènes spectaculaires sont réussies, l'essentiel demeure l'affrontement entre Duch (Kompheak Phoeung, impeccable) et Bizot (Raphaël Personnaz, très loin des beaux mecs fades qu'on lui fait généralement jouer). Le rapport presque sadomaso qui unit, malgré eux, ces deux hommes. Et leur dernière rencontre au moment où, des années plus tard, Duch appelle Bizot pour témoigner à son procès : Wargnier filme des mains qui se serrent à contrecoeur, des regards qui se fuient face au mal aveugle et au pardon impossible. — Pierre Murat

Année : 2014

Avec : Régis Wargnier, Raphaël Personnaz, Phoeung Kompheak, Olivier Gourmet, Thanet Thorn, Boren Chhith, Rathana Soth, Steve Driesen

Antérieurement en 2018
 

Les visiteurs du soir

Télévision : 8 mai 2018 à 08:30-09:30 sur La Chaîne Parlementaire

magazine politique

Saison : 1 - Deux personnalités, l'une issue du monde politique, l'autre de l'univers culturel, se rencontrent pour entamer le dialogue. Au cours de cet échange, les invités parlent de leurs valeurs, de leurs inspirations et de la manière dont la création artistique et l'action politique peuvent parfois se retrouver.

Avec : Régis Wargnier, Christian Jacob

Présenté par : Nathalie Cuman

Antérieurement en 2018
 

Les grands du rire, l'émission du dimanche

Télévision : 6 mai 2018 à 13:35-14:50 sur France 3

divertissement-humour

Lors de ce nouveau rendez-vous dominical, Yves Lecoq reçoit des personnalités emblématiques du monde des arts et de la culture et revisite, en leur compagnie, le patrimoine de la chanson française et des fondamentaux de l'humour. Au sommaire :

Avec : Catherine Ceylac, Rémi de Gaulle, Gérard Holtz, Julien Holtz, Régis Wargnier

Présenté par : Yves Lecoq, Karen Cheryl, Henry-Jean Servat

Antérieurement en 2018
 

Indochine

Télévision : 5 avril 2018 à 13:35-16:30 sur Arte

film : drame

Grande fresque populaire sur les Colonies où la prestation de Deneuve compense le romanesque un peu lisse de Wargnier. Critique : C'était peut être cela, la jeunesse. Croire que le monde est fait de choses inséparables : les hommes et les femmes, les montagnes et les plaines, les humains et les dieux, l'Indochine et la France... » La voix de Catherine Deneuve s'élève. Et on la voit, en deuil, voiles noirs flottant au vent, debout dans la jonque funéraire qui transporte, côte à côte, les cercueils d'un prince et de sa femme. Eliane est une Française installée depuis toujours en Indochine. Ses meilleurs amis viennent de périr en mer. Dans sa main, elle tient fort serrée celle d'une petite Annamite de 5 ans, Camille, la fille des disparus. Eliane aussitôt décide de l'adopter. Autour de la jonque, des dizaines d'embarcations, chargées de musiciens et d'officiants en grande tenue, descendent le fleuve. L'Indochine et la France. Camille et Eliane. C'est la belle idée de ce film : nous faire suivre, pendant deux heures quarante, les destinées d'une poignée de personnages, des années 30 aux accords de Genève de 1954. Et mêler leur histoire à celle d'un pays qui se libère. Toile de fond : la montée des révoltes nationalistes et communistes, dans le futur Vietnam. Décor : les paysages exotiques de l'ancien paradis colonial français. Et, à la fin, Eliane qui perd Camille, comme la France perd l'Indochine... Le film a été écrit pour Catherine Deneuve. A l'image des premières séquences, elle en est la figure de proue. Eliane, femme riche et autoritaire, gère d'une main de fer une plantation d'arbres à caoutchouc. L'arrivée de Jean-Baptiste (Vincent Perez), bel officier de marine qui débarque un jour dans sa tenue immaculée, va changer sa vie et faire éclater les passions dans un pays déjà en ébullition. Car le parti communiste vietnamien vient d'être fondé. Les révolutionnaires commencent à s'attaquer aux mandarins, qui soutiennent le pouvoir colonial français. Dès qu'il voit Eliane, Jean-Baptiste est séduit. Elle est très belle, cette rencontre au milieu des arbres, dans la brume matinale. Et ce malaise du jeune homme, qui, devant cette femme fascinante, se met soudain à saigner du nez, pareil à un enfant bouleversé. Comme dans les grands feuilletons, la belle propriétaire terrienne hésite d'abord. Avant de succomber au charme de ce marin très romantique, qui a l'ambition de « découvrir le monde », elle lui dit : « Il est encore temps que notre histoire ne commence pas. » Dialogue de roman-photo ? Bien sûr. Indochine n'est que ça : un roman-photo. Mais un roman-photo au romanesque réussi et séduisant. Quand Régis Wargnier filme une scène de passion, Jean-Baptiste et Eliane sont dans une superbe voiture. Il tombe une pluie diluvienne. Le tonnerre gronde. Les éclairs zèbrent la nuit... L'histoire, elle aussi, s'embrase. La petite princesse annamite a grandi. Elle a maintenant 16 ans. Sa personnalité, brusquement, se révèle. Elle tombe, elle aussi, amoureuse de l'officier au visage juvénile et devient la rivale de sa mère adoptive. Elle choisit le communisme, renie son éducation française, va jusqu'au meurtre... Dans des paysages grandioses, on assiste à sa longue marche aux côtés de Jean-Baptiste. Elle l'a rejoint dans des îles perdues, où il a été exilé pour raisons disciplinaires. Lui découvre le peuple et la beauté de ce pays où il était venu en conquérant. Régis Wargnier n'a peut-être pas toujours le souffle et le lyrisme d'un David Lean. Il vient en tout cas de donner à Catherine Deneuve ­ élégante, racée, toute en douleur contenue ­ un de ses plus beaux rôles. Les personnages secondaires ­ Jean Yanne, épatant en directeur de la Sûreté, et surtout Dominique Blanc, dans un grand numéro à la Suzy Delair ­ sont remarquablement dessinés. En jonglant habilement avec les conventions du romanesque, Régis Wargnier vient de réaliser son meilleur film - Bernard Génin

Année : 1992

Antérieurement en 2018
 

Indochine

Télévision : 28 mars 2018 à 20:55-23:30 sur Arte

film : drame

Grande fresque populaire sur les Colonies où la prestation de Deneuve compense le romanesque un peu lisse de Wargnier. Critique : C'était peut être cela, la jeunesse. Croire que le monde est fait de choses inséparables : les hommes et les femmes, les montagnes et les plaines, les humains et les dieux, l'Indochine et la France... » La voix de Catherine Deneuve s'élève. Et on la voit, en deuil, voiles noirs flottant au vent, debout dans la jonque funéraire qui transporte, côte à côte, les cercueils d'un prince et de sa femme. Eliane est une Française installée depuis toujours en Indochine. Ses meilleurs amis viennent de périr en mer. Dans sa main, elle tient fort serrée celle d'une petite Annamite de 5 ans, Camille, la fille des disparus. Eliane aussitôt décide de l'adopter. Autour de la jonque, des dizaines d'embarcations, chargées de musiciens et d'officiants en grande tenue, descendent le fleuve. L'Indochine et la France. Camille et Eliane. C'est la belle idée de ce film : nous faire suivre, pendant deux heures quarante, les destinées d'une poignée de personnages, des années 30 aux accords de Genève de 1954. Et mêler leur histoire à celle d'un pays qui se libère. Toile de fond : la montée des révoltes nationalistes et communistes, dans le futur Vietnam. Décor : les paysages exotiques de l'ancien paradis colonial français. Et, à la fin, Eliane qui perd Camille, comme la France perd l'Indochine... Le film a été écrit pour Catherine Deneuve. A l'image des premières séquences, elle en est la figure de proue. Eliane, femme riche et autoritaire, gère d'une main de fer une plantation d'arbres à caoutchouc. L'arrivée de Jean-Baptiste (Vincent Perez), bel officier de marine qui débarque un jour dans sa tenue immaculée, va changer sa vie et faire éclater les passions dans un pays déjà en ébullition. Car le parti communiste vietnamien vient d'être fondé. Les révolutionnaires commencent à s'attaquer aux mandarins, qui soutiennent le pouvoir colonial français. Dès qu'il voit Eliane, Jean-Baptiste est séduit. Elle est très belle, cette rencontre au milieu des arbres, dans la brume matinale. Et ce malaise du jeune homme, qui, devant cette femme fascinante, se met soudain à saigner du nez, pareil à un enfant bouleversé. Comme dans les grands feuilletons, la belle propriétaire terrienne hésite d'abord. Avant de succomber au charme de ce marin très romantique, qui a l'ambition de « découvrir le monde », elle lui dit : « Il est encore temps que notre histoire ne commence pas. » Dialogue de roman-photo ? Bien sûr. Indochine n'est que ça : un roman-photo. Mais un roman-photo au romanesque réussi et séduisant. Quand Régis Wargnier filme une scène de passion, Jean-Baptiste et Eliane sont dans une superbe voiture. Il tombe une pluie diluvienne. Le tonnerre gronde. Les éclairs zèbrent la nuit... L'histoire, elle aussi, s'embrase. La petite princesse annamite a grandi. Elle a maintenant 16 ans. Sa personnalité, brusquement, se révèle. Elle tombe, elle aussi, amoureuse de l'officier au visage juvénile et devient la rivale de sa mère adoptive. Elle choisit le communisme, renie son éducation française, va jusqu'au meurtre... Dans des paysages grandioses, on assiste à sa longue marche aux côtés de Jean-Baptiste. Elle l'a rejoint dans des îles perdues, où il a été exilé pour raisons disciplinaires. Lui découvre le peuple et la beauté de ce pays où il était venu en conquérant. Régis Wargnier n'a peut-être pas toujours le souffle et le lyrisme d'un David Lean. Il vient en tout cas de donner à Catherine Deneuve ­ élégante, racée, toute en douleur contenue ­ un de ses plus beaux rôles. Les personnages secondaires ­ Jean Yanne, épatant en directeur de la Sûreté, et surtout Dominique Blanc, dans un grand numéro à la Suzy Delair ­ sont remarquablement dessinés. En jonglant habilement avec les conventions du romanesque, Régis Wargnier vient de réaliser son meilleur film - Bernard Génin

Année : 1992

Antérieurement en 2018
 

Indochine

Télévision : 28 mars 2018 à 20:55-23:25 sur Arte

film : drame

Grande fresque populaire sur les Colonies où la prestation de Deneuve compense le romanesque un peu lisse de Wargnier. Critique : C'était peut être cela, la jeunesse. Croire que le monde est fait de choses inséparables : les hommes et les femmes, les montagnes et les plaines, les humains et les dieux, l'Indochine et la France... » La voix de Catherine Deneuve s'élève. Et on la voit, en deuil, voiles noirs flottant au vent, debout dans la jonque funéraire qui transporte, côte à côte, les cercueils d'un prince et de sa femme. Eliane est une Française installée depuis toujours en Indochine. Ses meilleurs amis viennent de périr en mer. Dans sa main, elle tient fort serrée celle d'une petite Annamite de 5 ans, Camille, la fille des disparus. Eliane aussitôt décide de l'adopter. Autour de la jonque, des dizaines d'embarcations, chargées de musiciens et d'officiants en grande tenue, descendent le fleuve. L'Indochine et la France. Camille et Eliane. C'est la belle idée de ce film : nous faire suivre, pendant deux heures quarante, les destinées d'une poignée de personnages, des années 30 aux accords de Genève de 1954. Et mêler leur histoire à celle d'un pays qui se libère. Toile de fond : la montée des révoltes nationalistes et communistes, dans le futur Vietnam. Décor : les paysages exotiques de l'ancien paradis colonial français. Et, à la fin, Eliane qui perd Camille, comme la France perd l'Indochine... Le film a été écrit pour Catherine Deneuve. A l'image des premières séquences, elle en est la figure de proue. Eliane, femme riche et autoritaire, gère d'une main de fer une plantation d'arbres à caoutchouc. L'arrivée de Jean-Baptiste (Vincent Perez), bel officier de marine qui débarque un jour dans sa tenue immaculée, va changer sa vie et faire éclater les passions dans un pays déjà en ébullition. Car le parti communiste vietnamien vient d'être fondé. Les révolutionnaires commencent à s'attaquer aux mandarins, qui soutiennent le pouvoir colonial français. Dès qu'il voit Eliane, Jean-Baptiste est séduit. Elle est très belle, cette rencontre au milieu des arbres, dans la brume matinale. Et ce malaise du jeune homme, qui, devant cette femme fascinante, se met soudain à saigner du nez, pareil à un enfant bouleversé. Comme dans les grands feuilletons, la belle propriétaire terrienne hésite d'abord. Avant de succomber au charme de ce marin très romantique, qui a l'ambition de « découvrir le monde », elle lui dit : « Il est encore temps que notre histoire ne commence pas. » Dialogue de roman-photo ? Bien sûr. Indochine n'est que ça : un roman-photo. Mais un roman-photo au romanesque réussi et séduisant. Quand Régis Wargnier filme une scène de passion, Jean-Baptiste et Eliane sont dans une superbe voiture. Il tombe une pluie diluvienne. Le tonnerre gronde. Les éclairs zèbrent la nuit... L'histoire, elle aussi, s'embrase. La petite princesse annamite a grandi. Elle a maintenant 16 ans. Sa personnalité, brusquement, se révèle. Elle tombe, elle aussi, amoureuse de l'officier au visage juvénile et devient la rivale de sa mère adoptive. Elle choisit le communisme, renie son éducation française, va jusqu'au meurtre... Dans des paysages grandioses, on assiste à sa longue marche aux côtés de Jean-Baptiste. Elle l'a rejoint dans des îles perdues, où il a été exilé pour raisons disciplinaires. Lui découvre le peuple et la beauté de ce pays où il était venu en conquérant. Régis Wargnier n'a peut-être pas toujours le souffle et le lyrisme d'un David Lean. Il vient en tout cas de donner à Catherine Deneuve ­ élégante, racée, toute en douleur contenue ­ un de ses plus beaux rôles. Les personnages secondaires ­ Jean Yanne, épatant en directeur de la Sûreté, et surtout Dominique Blanc, dans un grand numéro à la Suzy Delair ­ sont remarquablement dessinés. En jonglant habilement avec les conventions du romanesque, Régis Wargnier vient de réaliser son meilleur film - Bernard Génin

Année : 1992

Antérieurement en 2018
 

Les prix d'excellence

Livre/BD : 31 janvier 2018

Les prix d'excellence, ce sont Mathilde et George, vingt ans d'écart : elle, une fille de la bonne bourgeoisie textile du nord de la France ; lui, le fils d'un G. I. et d'une Vietnamienne, adopté par de petits épiciers parisiens. Dans les années 80, Mathilde, passionnée de cinema, rompt avec sa famille, fait sa vie avec un cheminot, devient scénariste ; George suit de brillantes études en Suisse, puis part pour les Etats-Unis où il se spécialise la biologie. Lorsqu'ils se rencontrent, en 1989, leur entente est immédiate, évidente. Ils ne deviennent pas amants, car chacun aime intensément de son côté (Mathilde, son mari ; George, un Nord-coréen), mais ils se savent unis par la passion. Ils s'écrivent, ils s'admirent. Le succès vient, et l'espoir : Mathilde est primée pour un film à Cannes, George fait des découvertes scientifiques de première importance. Mais le vieux monde, celui de la convention et de l'envie, n'en veut pas : une cabale se monte. Mathilde et George recevront-ils le prix d'excellence de la vie ? Une histoire d'amour romanesque et trépidante, avec, en arrière-plan, les bruissements du monde de mai 68 à nos jours.

Editeur : Grasset

De : Régis Wargnier

Antérieurement en 2017
 

Square

Télévision : 18 mars 2017 à 07:00-07:30 sur Arte

magazine culturel

Perchés : carte Blanche à Régis Wargnier, cinéaste - Chaque dimanche, intellectuels, créateurs et artistes débattent d'un thème précis et posent leur regard sur un monde en mutation. Les téléspectateurs peuvent eux aussi participer en passant par la plate-forme ARTE Future. «Square», le magazine des nouvelles idées !

Antérieurement en 2017
 

Square

Télévision : 17 mars 2017 à 02:45-03:15 sur Arte

magazine culturel

Perchés : carte Blanche à Régis Wargnier, cinéaste - Chaque dimanche, intellectuels, créateurs et artistes débattent d'un thème précis et posent leur regard sur un monde en mutation. Les téléspectateurs peuvent eux aussi participer en passant par la plate-forme ARTE Future. «Square», le magazine des nouvelles idées !