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samedi 1er avril 2017
jeudi 24 août 2017

documentaire

A l'occasion des 50 ans de la mort d'Edith Piaf, Philippe Kohly raconte, dans ce documentaire musical, les liaisons tumultueuses de l'artiste. Ils sont une quinzaine d'hommes, dont Raymond Asso, Paul Meurisse, Yves Montand, Marcel Cerdan, Georges Moustaki ou bien encore Théo Sarapo, pour ne citer que les plus célèbres, à avoir traversé sa vie. Certains lui ont d'ailleurs inspiré ses plus beaux textes, comme «L'Hymne à l'amour» ou «C'est un monsieur très distingué». Ce récit se compose comme le roman d'une vie. Il mêle photos, images d'archives - dont certaines colorisées - mais la lecture des innombrables lettres qu'Edith Piaf a envoyées tout au long de sa vie.

Année : 2013

De : Philippe Kohly

dimanche 27 août 2017

documentaire

A l'occasion des 50 ans de la mort d'Edith Piaf, Philippe Kohly raconte, dans ce documentaire musical, les liaisons tumultueuses de l'artiste. Ils sont une quinzaine d'hommes, dont Raymond Asso, Paul Meurisse, Yves Montand, Marcel Cerdan, Georges Moustaki ou bien encore Théo Sarapo, pour ne citer que les plus célèbres, à avoir traversé sa vie. Certains lui ont d'ailleurs inspiré ses plus beaux textes, comme «L'Hymne à l'amour» ou «C'est un monsieur très distingué». Ce récit se compose comme le roman d'une vie. Il mêle photos, images d'archives - dont certaines colorisées - mais la lecture des innombrables lettres qu'Edith Piaf a envoyées tout au long de sa vie.

Année : 2013

De : Philippe Kohly

mardi 24 octobre 2017
mercredi 25 octobre 2017

film : drame

Quinze ans après la Libération, les membres d'un réseau de résistance affrontent leur passé. Suspense bien mené avec mots d'auteur et numéros d'acteurs. - Critique : Film de Julien Duvivier (France, 1959). Scénario : J. Duvivier et Jacques Robert, d'après un roman de J. Robert. Image : Robert Le Febvre. Musique : Jean Yatove. 100 mn. NB. Avec Danielle Darrieux : Marie-Octobre. Bernard Blier : Julien Simoneau. Paul Guers : le père Le Guen. Lino Ventura : Bernardi. Serge ­Reggiani : Antoine Rougier. Paul Meurisse : Renaud Picart.
Genre : whodunit à la française.
Quinze ans après la Libération, les survivants du réseau de Résistance Vaillance se réunissent à l'initiative de leur ancienne camarade, Marie-Octobre. Ordre du jour : l'identification du traître qui les a livrés à la Gestapo.
Cluedo psychologique mené par un Julien Duvivier sur le déclin, Marie-Octobre réunit un aréopage d'excellents acteurs (Ventura, Darrieux, Reggiani, Guers, Blier...), à l'étroit dans un oppressant décor unique et dans les méandres d'une dramaturgie convenue. «Lequel de nous a trahi ? » se demandent les anciens résistants. Selon un schéma qui rappelle Les Dix Petits Nègres, d'Agatha Christie, chacun sera soupçonné à son tour. Mais l'exposition de leurs mobiles respectifs est fastidieuse, répétitive. Et la version officielle retenue in fine par le scénario n'est guère plus exaltante que les hypothèses examinées en chemin... Reste un tableau probablement fidèle, et bien peu flatteur, de la France embourgeoisée des années 50.
Louis Guichard

Année : 1959

film : drame

Quinze ans après la Libération, les membres d'un réseau de résistance affrontent leur passé. Suspense bien mené avec mots d'auteur et numéros d'acteurs. - Critique : Film de Julien Duvivier (France, 1959). Scénario : J. Duvivier et Jacques Robert, d'après un roman de J. Robert. Image : Robert Le Febvre. Musique : Jean Yatove. 100 mn. NB. Avec Danielle Darrieux : Marie-Octobre. Bernard Blier : Julien Simoneau. Paul Guers : le père Le Guen. Lino Ventura : Bernardi. Serge ­Reggiani : Antoine Rougier. Paul Meurisse : Renaud Picart.
Genre : whodunit à la française.
Quinze ans après la Libération, les survivants du réseau de Résistance Vaillance se réunissent à l'initiative de leur ancienne camarade, Marie-Octobre. Ordre du jour : l'identification du traître qui les a livrés à la Gestapo.
Cluedo psychologique mené par un Julien Duvivier sur le déclin, Marie-Octobre réunit un aréopage d'excellents acteurs (Ventura, Darrieux, Reggiani, Guers, Blier...), à l'étroit dans un oppressant décor unique et dans les méandres d'une dramaturgie convenue. «Lequel de nous a trahi ? » se demandent les anciens résistants. Selon un schéma qui rappelle Les Dix Petits Nègres, d'Agatha Christie, chacun sera soupçonné à son tour. Mais l'exposition de leurs mobiles respectifs est fastidieuse, répétitive. Et la version officielle retenue in fine par le scénario n'est guère plus exaltante que les hypothèses examinées en chemin... Reste un tableau probablement fidèle, et bien peu flatteur, de la France embourgeoisée des années 50.
Louis Guichard

Année : 1959

mercredi 8 novembre 2017
lundi 27 novembre 2017

film policier

Gu s'évade de taule. Il voudrait changer de vie. Melville, cinéaste de l'épure, filme un Lino Ventura immense et bouleversant. Un grand film noir et désespéré. Critique : Film de Jean-Pierre Melville (France, 1966). Scénario : José Giovanni. 145 mn. NB. Avec Lino Ventura : Gu. Paul Meurisse : l'inspecteur Blot. Raymond Pellegrin : Ricci. Christine Fabréga : Manouche. Michel Constantin : Alban. Genre : affranchi. Y a pas à tortiller : il y a les cinéastes baroques, ceux qui remplissent le cadre, et puis les ascètes, qui bazardent tout. A cette époque, ceux qui se chargent des soustractions s'appellent Becker, Bresson, Franju et Melville. Ils font le vide, raréfient les dialogues, amenuisent tout jeu expressif. Eliminer, liquider, Melville aime forcément ça, lui si féru de polar, lui qui l'accommode si bien à l'humeur française. Le Deuxième Souffle, pépite grise, inaugure sa deuxième période, celle de l'épure à tous les étages - voyez les planques désolées et le désert de cailloux de l'arrière-pays. Le récit, lui, est diablement sinueux (coup de chapeau à José Giovanni). Trajets incessants (en caisse, bus, avion), allers-retours entre Paris et Marseille. Gestes magnifiés, accolades, poings tendus. La bagarre, qui exige d'avoir un coup d'avance, se fait surtout à l'intérieur de chaque camp. Car l'inspecteur Blot (impérial Paul Meurisse) et Gu (Lino, ah ! Lino...) s'estiment, chacun respectant chez l'autre son sens du devoir. Alors pourquoi « deuxième souffle » ? Gu n'est plus tout jeune, il peine lors de son évasion, il transpire de peur. Il arrive malgré tout à se renflouer en criblant de bastos deux caves et un motard. Brutal, il l'est ; traître, jamais. L'honneur, c'est sa raison d'être, sa compagne. Les femmes ? Il n'y en a qu'une, Manouche (Christine Fabréga, amère, un peu vulgaire, parfaite), prête à tout pour protéger son Gu. Amour aveugle. Blot tente de la raisonner et lui ment, pour son bien, pour la conquérir aussi. Notons qu'un remake - très momifié - de Corneau est actuellement à l'affiche. Jacques Morice

Année : 1966

film policier

Gu s'évade de taule. Il voudrait changer de vie. Melville, cinéaste de l'épure, filme un Lino Ventura immense et bouleversant. Un grand film noir et désespéré. Critique : Film de Jean-Pierre Melville (France, 1966). Scénario : José Giovanni. 145 mn. NB. Avec Lino Ventura : Gu. Paul Meurisse : l'inspecteur Blot. Raymond Pellegrin : Ricci. Christine Fabréga : Manouche. Michel Constantin : Alban. Genre : affranchi. Y a pas à tortiller : il y a les cinéastes baroques, ceux qui remplissent le cadre, et puis les ascètes, qui bazardent tout. A cette époque, ceux qui se chargent des soustractions s'appellent Becker, Bresson, Franju et Melville. Ils font le vide, raréfient les dialogues, amenuisent tout jeu expressif. Eliminer, liquider, Melville aime forcément ça, lui si féru de polar, lui qui l'accommode si bien à l'humeur française. Le Deuxième Souffle, pépite grise, inaugure sa deuxième période, celle de l'épure à tous les étages - voyez les planques désolées et le désert de cailloux de l'arrière-pays. Le récit, lui, est diablement sinueux (coup de chapeau à José Giovanni). Trajets incessants (en caisse, bus, avion), allers-retours entre Paris et Marseille. Gestes magnifiés, accolades, poings tendus. La bagarre, qui exige d'avoir un coup d'avance, se fait surtout à l'intérieur de chaque camp. Car l'inspecteur Blot (impérial Paul Meurisse) et Gu (Lino, ah ! Lino...) s'estiment, chacun respectant chez l'autre son sens du devoir. Alors pourquoi « deuxième souffle » ? Gu n'est plus tout jeune, il peine lors de son évasion, il transpire de peur. Il arrive malgré tout à se renflouer en criblant de bastos deux caves et un motard. Brutal, il l'est ; traître, jamais. L'honneur, c'est sa raison d'être, sa compagne. Les femmes ? Il n'y en a qu'une, Manouche (Christine Fabréga, amère, un peu vulgaire, parfaite), prête à tout pour protéger son Gu. Amour aveugle. Blot tente de la raisonner et lui ment, pour son bien, pour la conquérir aussi. Notons qu'un remake - très momifié - de Corneau est actuellement à l'affiche. Jacques Morice

Année : 1966

mardi 28 novembre 2017

film policier

Gu s'évade de taule. Il voudrait changer de vie. Melville, cinéaste de l'épure, filme un Lino Ventura immense et bouleversant. Un grand film noir et désespéré. Critique : Film de Jean-Pierre Melville (France, 1966). Scénario : José Giovanni. 145 mn. NB. Avec Lino Ventura : Gu. Paul Meurisse : l'inspecteur Blot. Raymond Pellegrin : Ricci. Christine Fabréga : Manouche. Michel Constantin : Alban. Genre : affranchi. Y a pas à tortiller : il y a les cinéastes baroques, ceux qui remplissent le cadre, et puis les ascètes, qui bazardent tout. A cette époque, ceux qui se chargent des soustractions s'appellent Becker, Bresson, Franju et Melville. Ils font le vide, raréfient les dialogues, amenuisent tout jeu expressif. Eliminer, liquider, Melville aime forcément ça, lui si féru de polar, lui qui l'accommode si bien à l'humeur française. Le Deuxième Souffle, pépite grise, inaugure sa deuxième période, celle de l'épure à tous les étages - voyez les planques désolées et le désert de cailloux de l'arrière-pays. Le récit, lui, est diablement sinueux (coup de chapeau à José Giovanni). Trajets incessants (en caisse, bus, avion), allers-retours entre Paris et Marseille. Gestes magnifiés, accolades, poings tendus. La bagarre, qui exige d'avoir un coup d'avance, se fait surtout à l'intérieur de chaque camp. Car l'inspecteur Blot (impérial Paul Meurisse) et Gu (Lino, ah ! Lino...) s'estiment, chacun respectant chez l'autre son sens du devoir. Alors pourquoi « deuxième souffle » ? Gu n'est plus tout jeune, il peine lors de son évasion, il transpire de peur. Il arrive malgré tout à se renflouer en criblant de bastos deux caves et un motard. Brutal, il l'est ; traître, jamais. L'honneur, c'est sa raison d'être, sa compagne. Les femmes ? Il n'y en a qu'une, Manouche (Christine Fabréga, amère, un peu vulgaire, parfaite), prête à tout pour protéger son Gu. Amour aveugle. Blot tente de la raisonner et lui ment, pour son bien, pour la conquérir aussi. Notons qu'un remake - très momifié - de Corneau est actuellement à l'affiche. Jacques Morice

Année : 1966

lundi 4 décembre 2017

film policier

Gu s'évade de taule. Il voudrait changer de vie. Melville, cinéaste de l'épure, filme un Lino Ventura immense et bouleversant. Un grand film noir et désespéré. Critique : Film de Jean-Pierre Melville (France, 1966). Scénario : José Giovanni. 145 mn. NB. Avec Lino Ventura : Gu. Paul Meurisse : l'inspecteur Blot. Raymond Pellegrin : Ricci. Christine Fabréga : Manouche. Michel Constantin : Alban. Genre : affranchi. Y a pas à tortiller : il y a les cinéastes baroques, ceux qui remplissent le cadre, et puis les ascètes, qui bazardent tout. A cette époque, ceux qui se chargent des soustractions s'appellent Becker, Bresson, Franju et Melville. Ils font le vide, raréfient les dialogues, amenuisent tout jeu expressif. Eliminer, liquider, Melville aime forcément ça, lui si féru de polar, lui qui l'accommode si bien à l'humeur française. Le Deuxième Souffle, pépite grise, inaugure sa deuxième période, celle de l'épure à tous les étages - voyez les planques désolées et le désert de cailloux de l'arrière-pays. Le récit, lui, est diablement sinueux (coup de chapeau à José Giovanni). Trajets incessants (en caisse, bus, avion), allers-retours entre Paris et Marseille. Gestes magnifiés, accolades, poings tendus. La bagarre, qui exige d'avoir un coup d'avance, se fait surtout à l'intérieur de chaque camp. Car l'inspecteur Blot (impérial Paul Meurisse) et Gu (Lino, ah ! Lino...) s'estiment, chacun respectant chez l'autre son sens du devoir. Alors pourquoi « deuxième souffle » ? Gu n'est plus tout jeune, il peine lors de son évasion, il transpire de peur. Il arrive malgré tout à se renflouer en criblant de bastos deux caves et un motard. Brutal, il l'est ; traître, jamais. L'honneur, c'est sa raison d'être, sa compagne. Les femmes ? Il n'y en a qu'une, Manouche (Christine Fabréga, amère, un peu vulgaire, parfaite), prête à tout pour protéger son Gu. Amour aveugle. Blot tente de la raisonner et lui ment, pour son bien, pour la conquérir aussi. Notons qu'un remake - très momifié - de Corneau est actuellement à l'affiche. Jacques Morice

Année : 1966

lundi 9 avril 2018

film : drame psychologique

Grande leçon de cruauté que ce célébre jeu sadomaso. Violence sèche autour d’une baignoire, parfaite sinistrose dans ce pensionnat où règne Signoret. Critique : Film d'Henri-Georges Clouzot (France, 1955). Scénario : Jérôme Geronimi, René Masson, Frédéric Grendel et H.-G. Clouzot, d'après Boileau-Narcejac. Image : Armand Thirard. Musique : Georges Van Parys. 115 mn. NB. Avec Paul Meurisse : Michel Delasalle. Véra Clouzot : Christine Delasalle. Simone Signoret : Nicole. Charles Vanel : le commissaire. Genre : film à suspense. Michel Delasalle est un tyran. Il dirige son épouse, sa maîtresse et son pensionnat pour garçons avec la même poigne de fer. Liées par une étrange amitié, les deux femmes se serrent les coudes. Christine est cardiaque et soumise. Nicole est froide et calculatrice. Elles montent un traquenard pour se débarrasser de Michel. Le crime est presque parfait... Ce film est un grand jeu sadique. A coups d'images blanches comme des lames de couteau, Clouzot triture les miettes d'une histoire d'amour déchue. Impossible de comprendre comment les diaboliques ont pu succomber aux charmes autoritaires du directeur d'école. De leur passé passionnel, il ne reste que la violence vengeresse et une trouble complicité qui guide tout le film, jouant avec nos nerfs. Selon la règle des affinités électives, les sentiments voguent de l'une à l'autre, se déguisent ou se révèlent. Un transfert s'opère : les criminelles vengeresses passent de la cruauté masculine à celle de la vie. Le hasard n'existe plus, tout n'est que signe. Jusque dans la façon de filmer les actrices : on comprend vite pourquoi Simone Signoret est souvent montrée derrière le cadavre, ou de profil, laissant Véra Clouzot fixer l'objectif de la caméra... Marine Landrot

Année : 1955

film : drame psychologique

Grande leçon de cruauté que ce célébre jeu sadomaso. Violence sèche autour d’une baignoire, parfaite sinistrose dans ce pensionnat où règne Signoret. Critique : Film d'Henri-Georges Clouzot (France, 1955). Scénario : Jérôme Geronimi, René Masson, Frédéric Grendel et H.-G. Clouzot, d'après Boileau-Narcejac. Image : Armand Thirard. Musique : Georges Van Parys. 115 mn. NB. Avec Paul Meurisse : Michel Delasalle. Véra Clouzot : Christine Delasalle. Simone Signoret : Nicole. Charles Vanel : le commissaire. Genre : film à suspense. Michel Delasalle est un tyran. Il dirige son épouse, sa maîtresse et son pensionnat pour garçons avec la même poigne de fer. Liées par une étrange amitié, les deux femmes se serrent les coudes. Christine est cardiaque et soumise. Nicole est froide et calculatrice. Elles montent un traquenard pour se débarrasser de Michel. Le crime est presque parfait... Ce film est un grand jeu sadique. A coups d'images blanches comme des lames de couteau, Clouzot triture les miettes d'une histoire d'amour déchue. Impossible de comprendre comment les diaboliques ont pu succomber aux charmes autoritaires du directeur d'école. De leur passé passionnel, il ne reste que la violence vengeresse et une trouble complicité qui guide tout le film, jouant avec nos nerfs. Selon la règle des affinités électives, les sentiments voguent de l'une à l'autre, se déguisent ou se révèlent. Un transfert s'opère : les criminelles vengeresses passent de la cruauté masculine à celle de la vie. Le hasard n'existe plus, tout n'est que signe. Jusque dans la façon de filmer les actrices : on comprend vite pourquoi Simone Signoret est souvent montrée derrière le cadavre, ou de profil, laissant Véra Clouzot fixer l'objectif de la caméra... Marine Landrot

Année : 1955

lundi 16 avril 2018

film

Le flegmatique mais non moins brillant détective Stanislas Octave Seminario, dit «S.O.S.», de retour d'Afrique, est appelé à Bagnoles-de-l'Orne par la respectable famille Pescara. Le père, médecin recyclé dans l'industrie pharmaceutique, semble préoccupé. Sa fille, Muriel, en dévoile la raison à S.O.S. : depuis un an, des lettres anonymes désobligeantes leur sont adressées. Lorsque le lendemain, Charles Pescara, à peine arrivé, annonce à son père quelque mystérieuse nouvelle, toute la famille part précipitamment pour Paris sans donner la moindre explication au détective. Ce n'est qu'après avoir échappé de justesse à une tentative d'attentat que Charles avise enfin S.O.S., par télégramme, des sombres dessous de cette tortueuse affaire, au centre de laquelle flotte une péniche baptisée «La Dame d'onze heures»... Critique : Pluie de lettres anonymes, de cadavres et de fausses pistes. Devaivre mêle les genres, du polar à la comédie sentimentale, avec une incursion dans le fantastique. Dialogues savoureux et des acteurs qui s'amusent : Paul Meurisse et Jean Tissier en tête.

Année : 1948

lundi 4 juin 2018

film : drame

La vie clandestine d'un réseau de la Résistance. Epure funèbre, magistralement mise en scène par Melville, qui a puisé dans le roman de Joseph Kessel et dans ses propres souvenirs. Critique : | Genre : chronique d'un réseau de la Résistance. On serait tenté de qualifier ce film de chef-d'oeuvre, si cette notion galvaudée ne renvoyait pas aussi souvent à l'art officiel. Officiel, le film se refuse à l'être, malgré son poids historique. Ancien résistant gaulliste, Melville l'a porté en lui vingt-cinq ans durant et n'a pu le réaliser qu'à la fin de sa carrière. C'est un regard démystifiant et grave à la fois qu'il porte sur la Résistance et ses hommes de l'ombre. Il montre un quotidien soumis à une tension permanente, où chacun doit se cacher, attendre, guetter, fuir, et parler le moins possible. Cette forme extrême d'engagement tend au cauchemar dépouillé. Elle exige de se salir les mains (l'exécution des traîtres) et surtout de se battre avec soi-même, ses doutes, sa lâcheté et sa peur. Filmant ces combattants clandestins comme des fantômes, des morts en sursis, Melville loue leur courage et leur abnégation sans céder à l'imagerie héroïque. L'Armée des ombres est une épure funèbre et hypnotique dans laquelle les hommes et les femmes, bien que liés par des convictions très fortes, sont immanquablement seuls. Au bout du compte, c'est par le biais de cette solitude mélancolique que ces silhouettes souveraines rejoignent le mythe. — Jacques Morice

Année : 1969

Avec : Jean-Pierre Melville, Lino Ventura, Paul Meurisse, Simone Signoret, Jean-Pierre Cassel, Paul Crauchet, Christian Barbier, Claude Mann, Serge Reggiani, Eric Demarsan, Jean-Pierre Melville, Joseph Kessel, Théobald Meurisse, Pierre Lhomme

mercredi 26 septembre 2018
mardi 2 octobre 2018
mardi 23 avril 2019

Film policier

Gustave Minda, dit Gu, s'évade de la prison de Castres avec deux comparses. Il rejoint Manouche, son amie, qui tient un bar à Paris. Vieilli et fatigué, Gu voudrait bien décrocher. Mais peu après, il est impliqué dans un règlement de comptes sanglant qui oppose Jacques, le propriétaire du bar, au gangster marseillais Jeannot Franchi, associé des Ricci, un gang redoutable. Le commissaire Blot retrouve ainsi sa trace. Gu projette de fuir à l'étranger avec Manouche. Ayant besoin d'argent, il accepte la proposition de Paul Ricci de participer à un hold-up. Le succès de l'entreprise ne sauve pas Gu pour autant. Blot est sur ses talons...

Année : 1966

De : Jean-Pierre Melville

Avec : Lino Ventura, Paul Meurisse, Christine Fabréga, Albert Dagnant, Raymond Pellegrin, Marcel Bozzuffi, Paul Frankeur, Michel Constantin, Pierre Zimmer, Raymond Loyer, Louis Bugette, Pierre Grasset

mercredi 22 mai 2019