Les derniers livres de 1918

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mercredi 18 septembre

Richard Wolfart ne cache guère son mépris pour les thèses raciales nazies. Seuls ses talents d'enquêteur spécial de la Kriegsmarine le mettent à l'abri d'un mauvais sort, jusqu'au jour où Himmler lui demande d'exécuter des missions secrètes et mystérieuses hors du Reich. Il y a des choses qu'on ne refuse pas si on veut rester en vie. L'U-142, croiseur sous-marin allemand disparu juste avant l'Armistice de 1918 au large des côtes américaines, réapparaît miraculeusement à l'été 1945, déserté par son équipage et en état de marche. Retrouvé par un U-boot en maraude il est ramené et mis au secret à la base sous-marine de La Rochelle. Très vite, le Korvettenkapitän Wolfart, détaché de la Kriegsmarine sur ordre de Himmler, va découvrir que, à quelques jours de la défaite de l'Allemagne, l'U-142 ne se trouvait pourtant pas dans cette zone par hasard... Mais alors, quelle pouvait bien être sa mission dans cette région qui ne s'appelait pas encore "Le Triangle des Bermudes" ?

Editeur : Soleil (Relié)

De : Richard D. Nolane, Milorad Vicanovic-Maza, Desimir Miljic

jeudi 19 septembre

Schneider était l'une des plus grandes firmes françaises. Scruter ses activités, sa stratégie et sa gestion pendant le conflit est un levier pour la compréhension des enjeux des batailles technologiques, industrielles, humaines et financières. Un fort esprit d'entreprise explique des percées technologiques et des investissements en nouvelles usines à travers le pays (Bourgogne, Normandie, Gironde). Schneider est aussi fortement impliquée dans la coopération interalliée et en Russie. Elle incarne donc à la fois la puissance du patriotisme économique et une histoire internationalisée ou "connectée".

Editeur : Indes savantes (Les) (Broché)

De : Hubert Bonin, Jacques Frémeaux

vendredi 20 septembre

En 1918, un groupe de travailleurs coloniaux vietnamiens était envoyé au fond de la montagne pyrénéenne pour construire un ouvrage hydro-électrique. Il y découvrait un petit village des Pyrénées. Ce fut un choc pour les Pyrénéens, observés attentivement dans leurs faits et gestes par les nouveaux venus. A peine passé le temps de la découverte, la grippe frappait qui emportait 19 Vietnamiens en 15 jours. Les survivants repartirent vers d'autres aventures. Ils furent presque oubliés. Un siècle après, c'est dans un lieu profondément transformé par de nouveaux habitants qu'il fut décidé d'honorer la mémoire des Annamites, comme on avait coutume de les appeler. En 2013, une stèle fut édifiée à l'emplacement des tombes disparues. Ce livre est un récit. Il raconte comment la vie des habitants d'un village reculé dans sa montagne à l'aube du XXème siècle a croisé celle de travailleurs coloniaux vietnamiens, et dans quelles conditions a ressurgi la mémoire de la tragédie qui les frappa, cent ans après les faits. La postface, "les chimistes du diable" , relate les errements de l'industrie chimique lors des conflits du XXème siècle.

Editeur : Gascogne (Editions) (Broché)

De : Paul Bouygard

Un matin de 1921, Walt, célibataire endurci et mécano amateur, ouvre sa porte et découvre, abandonné sur son perron, un nouveau-né : Skeezix. Chef d'oeuvre de Frank King, le strip "Walt & Skeezix", démarre en réalité dès 1918, comme la chronique, titrée "Gasoline Alley", d'une middle-class américaine passionnée d'automobile. Mais l'apparition du bébé Skeezix bouleverse tout cet univers, y compris l'approche de Frank King qui décide, à partir de là, de faire vieillir les personnages au rythme de la parution des strips. Dès lors, les jours qui passent dictent la cadence d'un double apprentissage, de la paternité pour ce vieux garçon un poil empoté, de la vie pour Skeezix - ses premiers pas, son entrée à l'école puis, des années plus tard, son départ pour la guerre... Profondément touchante, cette série dresse ainsi, avec humour et tendresse, les contours de ce qui fait la vie ordinaire et le quotidien, offrant au lecteur un double, un reflet dans lequel reconnaître et apprécier son existence. Le présent livre propose une sélection des plus belles pages du dimanche de Frank King : superbes respirations au strip quotidien - de grand format et en couleurs - elles rendent grâce à ses talents de dessinateur. Promenades, baignades ou parties de campagne : ces pages mettent en avant les joies de l'enfance, les jours heureux des vacances, pendant lesquels la relation filiale se construit avec finesse. Publiées entre 1921 et 1934, ces quatre-vingts planches offrent un aperçu passionnant de cette oeuvre vertigineuse et composent une porte d'entrée idéale vers un univers riche et délicat, dont se réclament Chris Ware et les plus grand auteurs anglo-saxons actuels. Immense classique du strip américain, "Walt & Skeezix" traverse enfin l'Atlantique ; il était plus que temps.

Editeur : Editions 2024 (Relié)

De : Frank King, Fanny Soubiran, Chris Ware, Stéphane Beaujean

L'anthologie en deux volumes des textes de Benito Mussolini sur la littérature et la religion est le fruit d'un travail de plusieurs années, mené par une équipe de traducteurs et de chercheurs à l'ENS de Lyon. On trouvera, dans ce premier volume, une sélection très variée d'écrits et de discours rédigés entre la fin de son adolescence et l'été 1918, au moment où il officialise sa rupture définitive avec le socialisme. L'objectif de cette anthologie n'est pas seulement de proposer au public français une traduction établie avec une rigueur autant philologique qu'historique, mais aussi de lui faire découvrir un corpus original de textes méconnus, choisis au sein de la très volumineuse production de Mussolini, et qui n'avaient, dans leur très grande majorité, encore jamais été traduits en français. Ces textes donnent à voir l'importance du fait littéraire et religieux dans la formation et dans la pensée politique de Mussolini et permettent notamment de repenser la place de la culture et des formes de liturgies politiques dans la conception du totalitarisme italien.

Editeur : ENS (Editions) (Broché)

De : Benito Mussolini, Stéphanie Lanfranchi, Elise Varcin

mercredi 25 septembre

11 novembre 1918. L'Allemagne conclut un armistice sans que son armée ait perdu une bataille clairement décisive. Qui, se demanda-t-on alors, était responsable de la défaite ? Le traité de Versailles fut une source de "honte" nationale, contraignant les Allemands à endosser toute la responsabilité de la guerre et à en payer les lourdes pertes. La République de Weimar (1919-1933) ne sut au fond jamais s'affranchir du traumatisme de la défaite. L'issue de la Grande Guerre fut à l'origine de clivages politiques majeurs et d'une profonde amertume qui s'exprima dès la fin des années 1920. Le désir de surmonter le traumatisme se frayait peu à peu un chemin parmi les populations : Hitler était là pour répondre au souhait des Allemands d'"en finir avec Versailles". Dans cet ouvrage magistral, Gerd Krumeich analyse avec une acuité inédite l'impact de l'expérience de guerre et du traité de Versailles en Allemagne. Nourri d'années de recherches, il entend répondre à cette question cruciale : la défaite de 1918 est-elle à l'origine de l'histoire chaotique de l'Allemagne et du funeste destin de la République de Weimar ?

Editeur : Belin (Broché)

De : Gerd Krumeich, Josie Mély

jeudi 26 septembre

Le grand basculement de l'été 1914, les horreurs des tranchées et le "front de l'arrière" font comprendre le processus qui conduit à un conflit inédit par son ampleur et sa brutalité : une guerre totale. En 1918, la France émerge, victorieuse mais "malade de la guerre" : profondément affectées, jusque dans leurs structures, l'économie et la démographie ne peuvent être "réparées" aussi rapidement qu'un pont ou une route. La démobilisation culturelle et le retour à la mobilisation politique se déroulent dans une atmosphère de tensions et de modernisation artistique. Alors que la France abandonne, en partie à regret, une politique de puissance en Europe, elle l'exprime avec force sur le terrain colonial. Avant que tout ne retombe dans des crises multiples pour aboutir à la catastrophe de mai-juin 1940 et, avec elle, à la mise à mort des principes républicains. Pour restituer ce "passé qui ne passe pas" , Nicolas Beaupré a su trouver la bonne distance entre passion et parti pris pour rendre intelligibles les enjeux d'une des périodes les plus dramatiques et controversées de l'histoire de France.

Editeur : Gallimard (Broché)

De : Nicolas Beaupré, Henry Rousso

La Grande Guerre au début du XXe siècle a été un conflit d'ampleur mondiale qui a coûté la vie à des millions de personnes. La Suisse n'a pas été directement impliquée dans la guerre, qui a pourtant profondément marqué le pays. Les 16 essais contenus dans cet ouvrage offrent un vaste panorama de la recherche actuelle sur cette période et un éclairage inédit sur l'histoire de la Suisse entre 1914 et 1918. L'occupation de la frontière, le poids de la neutralité et de la diplomatie humanitaire, la peur grandissante à l'égard de la surpopulation étrangère, la fragilité de la cohérence politique et les tensions sociales croissantes mettent en lumière certains aspects d'une histoire des conflits de la Suisse au XXe siècle - tout en faisant ressortir des stratégies de gestion de crise, l'aptitude à se réorienter et l'émergence d'un nouveau modèle d'ordre.

Editeur : Livreo-Alphil (Broché)

De : Patrick Kury, Thomas Buomberger, Roman Rossfeld, Collectif

mercredi 2 octobre

Amour et émotions aux Indes britanniques 1918. A 16 ans, Jezebel Tyler, orpheline issue de l'aristocratie anglaise, part aux Indes rejoindre son tuteur, un archéologue de renom. Ce dernier compte la marier au baron von Rosenheim, qui financera en échange ses recherches liées à une cité disparue. A bord du luxueux paquebot qui la mène à Calcutta, Jezebel se lie d'amitié avec Olga Obolenski, duchesse russe fantasque, qui lui enseigne les usages du monde, tout en l'encourageant à prendre en main sa destinée. Durant la traversée, elle fait aussi la connaissance de Jan Lukas, un aventurier dont le charme la subjugue. Au Bengale, elle découvre, prise au piège, que son futur époux est un trafiquant d'opium notoire, au caractère tyrannique. Et malgré la délicatesse du prince Charu, qui la courtise, elle ne parvient pas à oublier Jan... Des jardins de Darjeeling aux mangroves des Sundarbans, ce premier volume de la trilogie du Lotus rose met en scène une héroïne attachante, déterminée à échapper au carcan de son éducation pour vivre sa vie.

Editeur : Archipoche (Broché)

De : Kate McAlistair

jeudi 3 octobre

Axel de Heeckeren nous guide dans l'univers si singulier d'un peintre, né en 1900, qui cherche dans ses toiles à "créer une nouvelle nature en poursuivant le geste une fois détruite la vision du départ, à ouvrir le toit des châteaux et faire s'envoler des danseuses de songe" et qui donne à voir "des marais magiques d'où s'échappent les animaux d'un nouveau mythe". Si Jean Auguste Marembert appartient à la seconde génération du surréalisme, ce mouvement dont il connut la première vague alors qu'il débarquait à Paris, vers 1918, à aucun moment il ne s'y ralliera en disciple. Nous suivons son parcours du Salon d'automne aux Salons des Indépendants et des Surindépendants, de ses expositions, notamment au sein du groupe Les Réverbères, à ses collaborations en tant qu'illustrateur à diverses revues et ouvrages de bibliophilie, de sa rencontre déterminante avec le marchand Henri-Pierre Roché, à la formidable bohème parisienne à laquelle il se mêle. Cet ouvrage "est tout entier une longue introduction à la personnalité et à l'oeuvre de Jean Marembert". Quarante ans de recherches, de conversations et de regards échangés avec les toiles pour exhumer le souvenir d'un artiste, exposer en pleine lumière ses oeuvres et en dresser le catalogue raisonné.

Editeur : Lienart (Relié)

De : Axel de Heeckeren

La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ? A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie parla guerre. En centrant l'analyse sur la place (lieu de coordination des agents économiques non réductible à la ville) et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre. Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre. A. plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante. Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.

Editeur : PU Rennes (Broché)

De : Jean-Luc Mastin, Jean-Pierre Hirsch

mardi 15 octobre

L'histoire des grandes villes en guerre en 1914-1918 a fait l'objet de publications nombreuses. Mais le cas d'une ville moyenne, préfecture d'un département, à proximité du front, a rarement été examiné. C'est l'objet de ce livre, qui aborde la question dans toute sa diversité. Plusieurs dimensions font l'originalité de Châlons dans le conflit. La ville est la capitale de l'état-major de la 6e région militaire (RM) ; une structure capitale dans le cadre de la mobilisation de début août 1914. Elle s'installe dans la guerre de positions en accueillant l'état-major de la IVe armée française, qui joue un rôle essentiel à plusieurs reprises dans l'ensemble des opérations militaires. Entre 1915 et 1918, la présence militaire à Châlons est considérable : jusqu'à 20% de la population. L'ouvrage rend enfin justice à une ville dont le rôle durant la guerre est souvent ignoré, notamment au travers de son rôle fondamental dans la prise en charge des blessés.

Editeur : Hémisphères Editions (Broché)

De : François Cochet, Jean-Christophe Sauvage

mercredi 16 octobre

Enquête à Sigmaringen "Ce mercredi 3 juillet 1946, j'ai été condamné à mort". Ainsi commence la confession de Joseph Laborieux, ex-officier de police judiciaire, Croix de guerre en 1918, rayé des cadres en novembre 1944 pour n'avoir pas eu l'intelligence, comme son supérieur, de jouer double jeu sous l'Occupation. Comme ses pairs, Laborieux a en effet pourchassé les juifs, les rouges et les "terroristes apatrides" du groupe Manouchian. Mais cet excellent flic n'avait qu'une idée en tête : démasquer le tueur en série qui, depuis 1926, abandonne sur les berges et les quais de la région parisienne des cadavres de jeunes femmes vidées de leur sang, avec ces quelques vers de Rimbaud calligraphiés en majuscules : "Ô pâle Ophélia ! Belle comme la neige ! Oui, tu mourus, enfant, par un fleuve emporté ! " Le dernier de ces meurtres sophistiqués s'est produit en mars 1944, sous le Pont-Neuf. Et toujours aucune piste. Cinq mois plus tard, Laborieux n'a eu que le temps d'emporter les photos des dix-neuf "Ophélie" dans sa fuite vers l'Est jusqu'à Sigmaringen, en compagnie de la fine fleur de la Collaboration (Pétain, Laval, Déat, Luchaire, Darnand... et bien sûr le médecin et romancier Céline). Et c'est là, un matin brumeux de février 1945, qu'une vingtième Ophélie est retrouvée sur une petite crique du Danube, couverte de givre... Le coupable ne peut donc se trouver que parmi les quelques centaines d'individus de l'enclave française. L'avancée des troupes alliées laissera-t-elle à Laborieux le temps de boucler cette enquête devenue, au fil des ans, son unique raison d'être et, peut-être, sa seule chance de rédemption ?

Editeur : Ecriture (Broché)

De : Emile Brami

jeudi 17 octobre

Maurice Druon (1918-2009) est né à Paris. Pendant la guerre, il rejoint Londres et les Forces Françaises Libres. Avec Joseph Kessel, il est l'auteur du Chant des partisans. Prix Goncourt pour Les Grandes Familles, il est élu en 1966 à l'Académie française dont il est le Secrétaire perpétuel jusqu'à sa démission en 1999. Il a reçu en 1966 le prix de Monaco pour l'ensemble de son oeuvre.

Editeur : Plon (Broché)

De : Maurice Druon

jeudi 24 octobre

Convoquant la "majesté élémentaire" des Açores, La Mesure des vents entraîne le lecteur dans une initiation aux mystères de l'ouïe et des sons, inspirée du "théâtre de la nature" . Orchestrant la chorégraphie météorologique des phénomènes atmosphériques et des caprices climatiques, elle transpose en un somptueux dispositif polyphonique se répercutant en une féerie polychrome la clameur des vents dans le ballet des nuages, le frémissement de l'air, le mugissement des eaux, le battement de la pluie, le roulement des flots, la rage de l'écume, le fracas des tempêtes, le tumulte des séismes, le grondement des volcans, le craquement de la lave en fusion. Partition de mots autant qu'invitation, dans un tourbillon vertigineux de sons, de résonances, d'échos, de modulations, de vibrations, à un voyage initiatique jusqu' "au creux de l'oreille" , où l'onirique le dispute à la noblesse des paysages, pour conjurer l'expérience du vide sur fond de méditation sur la trouée, tout en mettant les sens en éveil, à l'écoute de la vie et des bruissements du monde. L'auteur nous invite à suivre Quentin, le personnage de ce récit musical, mandé en songe par le chef d'orchestre vaudois Ernest Ansermet, sur les traces de Francisco de Lacerda, son ami le compositeur et chef açorien qui le forma et le précéda à l'orchestre du Kursaal de Montreux, devenu en 1918 l'Orchestre de la Suisse Romande. Né dans le Jura vaudois, Jean-Luc Bourgeois s'est tôt intéressé aux réalités du son et de la musique (pratique du piano, de l'orgue et des gongs), sans en faire pourtant profession. Happé par l'histoire, la philosophie et les lettres durant sa scolarité et ses études, il a enseigné, avant de se vouer à la recherche en ces matières, puis à l'écriture (essais, voyages et scénarios). Il vit à Lausanne.

Editeur : Van Dieren (Broché)

De : Jean-luc Bourgeois

jeudi 31 octobre

La Première Guerre mondiale est la période de l'apogée des cuirassés, ces géants des mers, lourdement blindés et armés, qui évoluent dans des escadres d'une puissance encore jamais vue. Ils ne s'affronteront que rarement, mais dans des batailles d'une rare intensité, comme le Dogger Bank en 1915 ou le Jutland en 1916. Des navires plus petits, comme les croiseurs, vont aussi livrer des combats sur toutes les mers du globe : Coronel, Falklands, etc. Enfin, les sous-marins vont faire leur apparition en causant des pertes terribles à la navigation de commerce.

Editeur : Ysec Editions (Broché)

De : Eric Schwartz

Une belle réédition illustrée de dessins originaux, de ce texte toujours aussi vif de Jean-Louis Bory. Paris, juste ciel ! ce n'est pas seulement les cafés-terrasses où les consommateurs assis se mêlent aux passants qui passent, ni les cabarets de Montmartre. Paris est comme Hercule - que la légende compte d'ailleurs au premier rang des fondateurs de la ville. Il a sa tunique de Nessus. C'est sa réputation. Tout se passe comme si Paris était une création du Second Empire et que son histoire se soit bloquée, figée, gelée, lac bleu du pôle, avant la Grande Guerre, celle du 1914-1918. Paris a pris la pose, attention ! le petit oiseau va sortir, c'est Napoléon III et Offenbach, clac ! le petit oiseau est sorti, c'est la Belle Epoque. L'ennui est que Paris a gardé la pose.

Editeur : Pacifique (Editions du) (Broché)

De : Jean-Louis Bory, Damien Chavanat

jeudi 14 novembre

Des quelques semaines qui suivirent l'abdication de Nicolas II, en mars 1917, l'Histoire a seulement retenu que l'empereur déchu avait été ramené d'autorité au palais de Tsarskoïe Selo, où il retrouva sa famille, avant que tous ne fussent envoyés à Tobolsk au mois d'août 1917. Ce scénario qui a mené à la nuit sanglante du 16 au 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg était-il pour autant écrit d'avance ? Nonobstant la pression du Soviet de Petrograd, le Tsar et ses proches auraient-ils pu sortir de Russie pendant ces quelques mois où ils n'étaient pas encore relégués en Sibérie ? Quelles furent les responsabilités des acteurs portés au pouvoir par la révolution de Février, mais aussi des gouvernements britannique et français ? Quel enchevêtrement de circonstances s'opposa à l'exfiltration de la Famille impériale ? Les archives britanniques, américaines, françaises et russes nous permettent aujourd'hui de démêler le vrai du faux, et d'apporter un éclairage révélateur sur une affaire qui fut très intentionnellement falsifiée dans les récits de ceux qui y avaient été mêlés, parfois sur l'ordre de leurs propres gouvernements. Un secret d'Etat bien gardé enfin dévoilé.

Editeur : Bernard Giovanangeli Editeur (Broché)

De : Loïc Damilaville

mercredi 27 novembre

Le 28 mai 1918, la République démocratique d'Azerbaïdjan proclame son indépendance à Tbilissi, en Géorgie. Cet acte constitue la première tentative réussie d'établir un régime laïc et démocratique dans le monde musulman. Dix jours après, à la suite de la prise de Bakou (actuelle capitale de l'Azerbaïdjan) par les forces prorusses, la capitale est transférée à Gandja. En 1918, avec la proclamation de la République démocratique d'Azerbaïdjan, se met en place l'intégration juridique de certains principes institutionnels occidentaux en terre d'Orient. Ainsi, la création du Parlement national, la garantie de certains droits et libertés individuels, la reconnaissance du droit de vote pour les femmes, etc. La durée de vie de la première République n'est que de 23 mois. En 1920, le pays est occupé par l'Armée rouge. Cet ouvrage analyse la place de cette jeune République à côté des grandes puissances : la Russie soviétique, la Turquie ottomane puis kémaliste, l'Allemagne ainsi que les Alliés (Etats-Unis, Angleterre, France et Italie), vainqueurs de la Première Guerre mondiale. Et, en particulier, le rapport de l'Azerbaïdjan indépendant avec la Russie soviétique, l'acteur dominant de la région. Il étudie aussi les causes de l'échec de la Première République et les conséquences de la perte de l'indépendance et de l'établissement en Azerbaïdjan du pouvoir communiste.

Editeur : Presses du Châtelet (Broché)

De : Rahman Mustafayev, Robert Giraud

dimanche 1er décembre

Natifdu Doubs, Joseph Jacquot était de constitution trop faible pour être mobilisé. Mais les hécatombes des trois premières années de guerre en ont décidé autrement et il fut reconnu "bon pour le service" en 1917. Dès cette date, ce paysan pauvre et peu lettré a entretenu une abondante correspondance avec les siens. Muté dans l'infanterie coloniale, il fut envoyé sur le front d'Orient en 1918 où il participa à l'offensive victorieuse qui décida du sort de la guerre. Un véritable choc culturel pour ce jeune Comtois qui n'avait jamais quitté sa terre natale ! Son témoignage nous permet ainsi de nous plonger dans l'immense brassage d'êtres humains que fut cette Guerre.

Editeur : Sutton éditions (Broché)

De : Joseph Jacquot, Isabelle Jacquot